Le Net ne connait pas de frontière. Pourtant, le gouvernement veut y planter des douanes. Eric Woerth, ministre du Budget, a en ce sens inauguré mardi 10 février un nouveau service flambant neuf, au titre ronflant de Cyberdouane. Les cyberescrocs n’ont qu’à bien se tenir, la douane surfante débarque ! Ici, pas de sirènes de police hurlantes, juste quinze cyberdouaniers traquant le champ infini du cyberspace. Avec comme but affiché de « recueillir, enrichir et exploiter les renseignements permettant de lutter efficacement contre les fraudes sur Internet.. » Fraudes allant de la contrefaçon à la vente d’armes en passant par la drogue ou encore les médicaments.
Petit point noir, s’il est plus ou moins aisé de repérer des agissements frauduleux, l’affaire se corse aux étapes suivantes, à savoir l’identification et le fait de remonter jusqu’à la source. Les cyberescros et leur armada de stock « sont situés hors de France, les sites, hébergés à l'étranger, et les produits illicites, envoyés par colis postaux ou fret express. Nos enquêtes sont comme des pelotes de laine : il nous faut tirer tous les fils pour savoir lequel est le bon », explique un douanier.
Mais faisons confiance à nos chers JT du 20H qui ne manqueront pas d’annoncer fièrement une « cybersaisie » record de cannabis. Comme au bon vieux temps de la douane volante.
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