C’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ségolène Royal, en déplacement mercredi 15 octobre en Gironde, nage en plein bonheur dans le bain de la tempête financière. Ainsi, selon l’ex candidate à la présidentielle, « la crise représente une occasion historique de définir le modèle social dont nous voulons », assure-t-elle lors de ce meeting devant un millier de militants du PS. Aidée d’un prompteur, la présidente de la région Poitou-Charentes déroule son « vive la crise ! » et voit même dans celle-ci « un premier effet bénéfique. » : la réhabilitation des nationalisations qui « constituaient un gros mot il y a seulement quelques semaines ».
Sans accorder de « quitus au gouvernement », Mme Royal se dit « prête à l’aider à réussir ». Mais pas sans conditions. Elle en énonce sept. Entre autres, que ces nationalisations partielles des banques « soient pérennes et non transitoires » et en appelle même à la constitution d’une « grande banque publique d’investissement ». La Poste fait aussi partie de son collimateur en réclamant l’abandon de sa privatisation.
Si lors de ce meeting le mot socialiste a été prononcé à maintes reprise, « un peu trop ? », plaisante-t-elle, Ségolène Royal n’est pas allée jusqu’à évoquer le congrès de Reims.
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