"J'ai fait ce que je pensais être juste". Ainsi s'est justifié Georges Bush lors de ses adieux télévisés aux Américains jeudi 15 janvier. Dernière apparition publique avant la passation de pouvoir, mardi prochain 20 janvier.
Si "43" (un surnom parmi beaucoup d'autres du président sortant) dresse un bilan forcément partial de ses huit années de présidence, reconnaissant tout de même qu'il a "fait des erreurs" mais "comme tous mes prédécesseurs", le bilan fait par la presse américaine est nettement moins flatteur.
Pour le New-York Times, les années Bush sont des années "sombres". "M. Bush laisse derrière lui deux guerres non terminées et une économie dans la tourmente" rappelle le quotidien. Un éditorialiste du journal n'hésite pas à traiter "W" de "Narcisse qui n'a aucune conscience de ce qu'il est ni de ce qu'il fait".
Le Los Angeles Times a choisi lui le ton de l'ironie mordante. "Reconnaissez-le, il va vous manquer. Qui allons-nous haïr ? De qui allons-nous nous moquer ?" s'inquiète le journal californien.
"Le règne de l'erreur". Ainsi titre Mother Jones qui publie une chronologie répertoriant gaffes et scandales de l'ère Bush.
Dans la catégorie "mesuré", le Washington Post estime que le président sortant a été "convaincant, au moins pour lui-même, avec un discours délivré de manière compétente".
Dans la catégorie "sans mesure aucune", Fox News juge pour sa part que l'action de "Bush ne peut pas être évaluée selon l'esprit actuel. Il faut attendre 50 ans pour pouvoir réellement juger historiquement" affirme sans rire la chaîne de télévision conservatrice.
Dans 50 ans, peut-être que l'Histoire ne retiendra que ce fait : le 43e Président des Etats-Unis s'est fait "savater" par un Irakien.
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