Un rapport préconise, parmi d’autres mesures, la surtaxe des produits hypercaloriques, pour lutter contre l’obésité. Le grignotage et les grignoteurs sont pointés du doigt...
Un adulte sur deux en surpoids, un adulte sur six obèse, un enfant sur cinq en surpoids... Parce que l’obésité enfle en France, elle est en passe de devenir un problème de santé publique.
Qui dit problème de santé publique, dit grand chantier de réflexion sur les moyens de lutter contre le fléau.
La mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité rendra public, mardi 30 septembre, les conclusions de ce brainstorming. Le rapport, révélé dimanche 28 septembre par le Parisien, propose 25 mesures, parfois très concrètes et très choc !
Une en particulier risque d’émouvoir les amateurs de chocolat : une taxe sur les barres chocolatées mais aussi tous les produits hypercaloriques qui peuplent les distributeurs automatiques et nous tiennent chauds au cinéma ou devant la télé. Pour ces produits, la mission parlementaire présidée par la député UMP Valérie Boyer, prévoit une hausse de la TVA. Celle-ci, actuellement à 5,5, serait alors élevée à 19,6.
La mesure paraît inadaptée, parce que certains individus souffrent de surpoids alors qu’ils ne mangent pas de chocolat ou ne boivent pas de soda ; parce que ces produits peuvent ne pas faire de mal en fonction de la manière dont ils sont consommés et enfin, parce qu’il est loin d’être admis que le changement de prix changera les comportements.
Cette mesure n’est pas la seule avancée par la mission. Celle-ci propose la mise en place de coupons d’acquisition de fruits et légumes auprès de l’aide alimentaire, la création d’un poste de conseiller nutritionnel dans les grandes surfaces et l’interdiction des acides gras trans dans les aliments, accusés de favoriser les problèmes de surcharges pondérales.
Le rapport prévient qu’il est urgent d’avoir une réaction rapide concernant les problèmes de poids. Selon ses auteurs, en 2020, si rien n’est fait, 30% des Français pourraient être obèses, contre 17 actuellement et les dépenses de la sécu pour les problèmes entraînés par l’obésité pourraient passer de 8 à 14 %.
La surtaxe des douceurs sucrées, impopulaire, ne devrait cependant pas voir le jour. Les Français font déjà grise avec ce satané pouvoir d’achat en baisse. S’ils ne peuvent même plus s’offrir une dose anesthésique de chocolat parce qu’il coûte trop cher, plus rien ne sera désormais supportable !
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Envoyé par florent le 03/22/2009 - 11:05 :
Cette mesure me paraît un peu inadaptée....alors que les fast foods se targuent d'avoir une TVA diminuée on s'attaque au chocolat. A mon avis la manière de le consommer est la seule responsable d'une prise de poids sans parler que face à l'obésité nous ne sommes pas tous égaux.