obésité : 1,5 millions de jeunes touchés

L’obésité infantile est un fléau mondial et n’épargne pas la France. Pour combattre ce grave problème, six associations alertent le gouvernement et proposent des mesures concrètes et qu’une loi soit votée pour 2008. Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne présidentielle, avait fait de la lutte contre l’obésité infantile une priorité de santé publique.

Concernant l’obésité, la France, moqueuse, a longtemps pointé du doigt l’Amérique et ses adolescents obèses s’empiffrant de pizzas, hamburgers, confiseries, sodas, affalés sur leur canapé, les yeux rivés sur la télé. L’image de l’Américain obèse étant devenue un cliché. Mais comme toutes les tendances émergeantes au Etats-Unis finissent tôt ou tard par débarquer dans nos contrées, la tendance à l’obésité a traversé l’Atlantique pour s’installer tranquillement aux quatre coins de l’hexagone. Et même aux quatre coins du monde. L’obésité infantile est aujourd’hui une pandémie mondiale.

En France, se sont 1,5 millions de jeunes qui souffrent d’obésité. Près de 4% des filles de 15-24 ans et plus de 2% des garçons du même âge sont en surpoids. Un chiffre qui augmente de près de 6% par an. Les risques pour la santé sont multiples : diminution de 10 ans de l’espérance de vie, augmentation de 50% du risque d’être atteint de diabète (50% de diabète en France sont liés à l’obésité), sans parler des troubles cardio-vasculaires, sans oublier les conséquences psychologiques.

Afin de lutter contre ce fléau, plusieurs associations dont l’UFC-Que Choisir montent au créneau et adresse une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, la Ministre de la Santé et de la Jeunesse. Ces associations s’appuient sur une déclaration de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle qui voulait faire de la lutte contre l’obésité une priorité de santé publique en affirmant : « les comportements alimentaires nocifs sont pris dès le plus jeune âge et doivent donc être particulièrement combattus ».

Le marketing alimentaire est la cible privilégié de ce collectif qui propose d’interdire les publicités pour les aliments trop gras et trop sucrés pendant les programmes jeunesses. Dans 87 % des cas, les publicités pour les produits alimentaires diffusées lors des émissions pour enfants font la promotion de produits gras ou sucrés, estime UFC-Que choisir. Autre domaine visé, limiter l’accès aux bonbons et autres confiseries qui sont à porté de mains des enfants aux caisses des supermarchés, contrairement aux recommandations de 2004.
Le collectif souhaite aussi l'application des recommandations nutritionnelles dans la restauration scolaire et l'intervention d'un diététicien dans chaque établissement. Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas proposé dernièrement qu’un repas issu de l’agriculture biologique soit servi une fois par semaine dans les cantines (qui concerne un élève sur deux) ? Selon l’association, « 45% des établissements du secondaire ne respectent pas les recommandations nutritionnelles ».

« Ces 40 dernières années, la consommation de chocolats et confiseries a été multipliée par deux, celle des boissons sucrées par trois, tandis que la consommation de légumes frais a diminué de 40% », rappelle le collectif. « 93% des enfants ont une consommation de fruits et légumes insuffisante par rapport à leurs besoins ».

En France, tout passant par une loi, ce collectif d’associations a demandé qu’une grande loi de prévention de l’obésité infantile soit votée, déclarant : « Les pouvoirs publics doivent faire preuve du même volontarisme en matière d’obésité infantile, que s’agissant de la lutte contre le tabac ».

Par La Rédaction Livenet, le 06/12/2007 12:16

A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Presse

Copyright © 2004-2009 Tigersun - Tous droits réservés 0.1211s