C’est officiel depuis samedi, la transsexualité ne pourra plus être assimilée à une affection psychiatrique en France. Le ministère de la Santé s’est prononcé à ce sujet, par la voix de sa ministre Roselyne Bachelot, confirmant ainsi une information relayée par le journal Libération.
La ministre de la Santé a ainsi saisi récemment la « Haute autorité de la Santé », pour faire publier un décret allant dans ce sens.
La période où les transsexuels pouvaient bénéficier d’une exonération du ticket modérateur pour les soins au titre d’une affection de longue durée classifiée ALD23 pour « troubles récurrents ou persistants » est donc terminée.
A présent, seule la prise en charge médicale au titre des troubles de l’identité du genre, sera maintenue.
Roselyne Bachelot voit en cette démarche, le moyen d’adresser un message positif à l’ensemble de la communauté. Elle précise qu’en effet, « Les transsexuels ressentent cette admission en ALD23 comme stigmatisante puisqu'elle peut introduire une confusion entre le trouble de l'identité du genre et l'affectation psychiatrique ».
Cette décision, prise la veille de la journée internationale contre l’homophobie, dont le thème était la lutte contre la transphobie (ou rejet des personnes transsexuelles), est, pour la ministre de la Santé, « signal fort envoyé à l'ensemble de la communauté ».
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Envoyé par Lolo le 05/27/2009 - 03:38 :
C'est dommage que le transsexualisme figure toujours dans le DSM 4, manuel de psychiatrie américain qui sert de rérérence partout dans le monde. En fait, en France, le transsexualisme va sortir uniquement de la classification comme pathologie psychiatrique dans la grille des remboursements de la sécurité sociale; ce qui ne remet pas en cause l'obligation des trans de se faire suivre par des psychiatres et considérer comme malades pour obtenir l'autorisation de faire leur transformation physique.