L'UMP a utilisé une chanson du groupe MGMT sur le Net et lors de deux meetings sans avoir pris la peine de demander la permission. Le morceau Kids rythment deux vidéos diffusées sur le site de l'UMP et a résonné lors d'un conseil national du parti et d'un déplacement de Xavier Bertrand, les 24 et 25 janvier derniers.
Xavier Bertrand, qui se déclare "très attaché aux droits d'auteur" espère éviter une procédure. Le secrétaire général de l'UMP compte indemniser le groupe à hauteur du préjudice. Isabelle Wekstein, qui défend les intérêts du groupe en France, envisage d'aller jusqu'au procès si un accord n'est pas trouvé. "Ce sont des actes de contrefaçon, une atteinte au droit de la propriété intellectuelle", a-t-elle déclaré à l'AFP. Et de poursuivre très justement : "On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes". Pertinent non ?
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Envoyé par Florence Soriano-Gafiuk le 02/21/2009 - 01:20 :
Je m'étonne beaucoup de l'étrange procès qui est fait ici à l'UMP... Est-il possible que des blogueurs chevronnés s'abandonnent de la sorte aux confusions les plus déplacées ? Aux raccourcis les plus saugrenus ? Mettons les choses au point : cette affaire de fond musical n'est qu'un paravent, un prétexte confortable saisi par une avocate pour dilater ses honoraires et s'assurer une publicité à bon compte, sans parler du groupe lui-même, dont les leaders peinent cocassement à expliquer la substance précise de leurs clameurs indignées. Au demeurant, la matière de cet épisode est dénuée de toute incertitude, de tout mystère ! Les principaux intéressés eux-mêmes indiquent que les pièces musicales diffusées par leurs services l'ont été après règlement de la taxe générique due à la Sacem, comme il est d'usage pour toute émission d'oeuvres sur sites publics. Pour leur part, les interprètes concernés et leur avocate, en refusant toute proposition d'arrangement amiable émanant de la partie adverse, démontrent leur intention claire d'instrumentaliser une affaire soigneusement montée en épingle afin d'en tirer avantage, en termes financiers notamment. De la part d'individus qui se disent artistes, c'est là un comportement singulièrement prosaïque, frappé du sceau du mercantilisme le plus noir et le plus épais. Bien éloignée de ces avatars bénins se tient par exemple l'affaire insolite du Logo de la ville de Metz ! Pour le coup, il ne s'agit plus de signaler la diffusion d'une chanson populaire devant un public de passage, mais bien de suspecter une pratique autrement plus choquante, reposant sur un système soupçonné d'être construit dans l'objectif de spolier des tiers. Appel d'offres officiel, étude attentive des projets soumis, affectation de rejet des propositions et, pour finir, conception d'un produit calqué sur l'une des élaborations réceptionnées, c'est là un enchainement qui, s'il était confirmé, relèverait d'une stratégie délibérée dont la nature et la gravité seraient sans commune mesure avec le flottement technique évoqué dans le cadre du fond sonore reproché à Xavier Bertrand ! A toutes fins utiles, je précise que les lecteurs intéressés pourront trouver les détails de cette affaire à l'adresse http://www.florence-soriano-gafiuk.fr/blog/actu-politique (articles du 2 février et du 23 janvier). Pour revenir enfin au présent sujet, je trouve parfaitement indigne cette manière de se saisir avec empressement des prétextes les plus incongrus pour déprécier à bon compte une personne ou une formation politique. Ce genre de procédés commodes semblent se répandre, et c'est là, à mon sens, une bien regrettable tendance. Florence Soriano-Gafiuk