Un groupe d'Etat a lancé un appel, au siège de l'Onu, à New York, pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Emmenée par la France et les Pays-Bas, la déclaration commune recueille 66 signatures. Les Etats-Unis ont, quant à eux, refusé de la signer. Un texte s'y opposant a immédiatement vu le jour, initié par la Syrie. Le premier texte appelle "à prendre toutes les mesures nécessaires, en particulier législatives ou administratives, pour faire en sorte que l'orientation sexuelle ou le sexe ne puissent jamais être la base de sanctions, notamment d'exécutions, d'arrestations ou de placements en détention".
En face, on refuse "une banalisation sociale, peut-être même à la légitimisation de nombreux actes déplorables comme la pédophilie. (...) Nous notons avec préoccupation les efforts pour créer de nouveaux droits ou de nouvelles normes en surinterprétant la Déclaration universelle et les traités internationaux, de manière à y englober des notions qui n'ont jamais été exprimés et n'ont pas fait l'objet d'un accord".
L'homosexualité est punie dans 77 Etats et relève de la peine de mort dans sept Etats.
Aucune résolution n'a été rédigée et aucun vote n'est à ce jour programmé.
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