Voici qui devrait ternir l'image d'Ingrid Betancourt, la franco-colombienne ex-otage des Farc. Trois anciens otages américains racontent leurs difficiles relations avec leur compagne de geôle. Hors de captivité, survivre 1.967 jours dans la jungle colombienne publié vendredi chez Harper Collins dresse un portrait peu flatteur de la femme politique, enlevée en 2002. Celle dont le sort a ému et mobilisé la France y est décrite comme égoïste, orgueilleuse et arrogante, loin de l'imagerie populaire...
Exemples cités par l'AFP :
Mme Betancourt "envoya des messages au (chef rebelle) Sombra en lui disant que nous étions des agents de la CIA et qu'elle voulait que nous soyions transférés ailleurs pour cette raison", écrivent les auteurs, Marc Gonsalves, Tom Howes et Keith Stansell.
Un autre moment de tension survint lorsque les otages durent remettre leurs radios à leurs ravisseurs. D'après le livre, l'ancienne candidate à la présidentielle colombienne réussit à garder la sienne en cachette, mais refusa par la suite de partager les informations qu'elle avait entendues. "Nous espérions qu'elle nous raconterait ce qu'elle avait entendu, notamment des messages de nos familles, mais elle n'en a rien fait", assure M. Gonsalves.
Le portrait n'est cependant pas qu'un portrait à charge. "Parfois elle n'était pas la personne que nous pensions. Parfois Ingrid était une personne beaucoup plus compliquée et multi-dimensionnelle que ce dont nous nous étions convaincus", écrivent les auteurs.
Avec AFP
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