Si ce jeudi 6 novembre, la plupart des journaux du Moyen-Orient salue l’élection de Barack Obama, certains s’interrogent sur la capacité du premier président Noir à la Maison Blanche à changer la donne politique dans la région.
Comme un peu partout dans le monde, la victoire du candidat démocrate fait la une des principaux journaux du Proche-Orient. Autant dans les pays traditionnellement allié des Etats-Unis, comme l’Egypte, comme chez ceux qui entretiennent des relations conflictuelles avec Washington comme l’Iran.
Ainsi, le quotidien égyptien indépendant Al-Badil estime que « le changement ne dépend pas de la couleur de peau.», ajoutant que « la politique américaine consiste à conserver la supériorité d’Israël sur tous ses voisins arabes et à avoir du pétrole à des prix acceptables ».
Propos non moins sceptiques en Iran où le journal ultraconservateur Kayhan titre sur « l’arrivée d’un faucon déguisé en colombe », tandis que le journal conservateur Resalat note que « si Obama ne veut pas répéter les erreurs du précédent président américain, il devra chercher à changer de méthode et de langage ».
Al-Riyad, quotidien saoudien, tient à prévenir pour sa part musulmans et Arabes que Barack Obama, dont le père était musulman « ne se convertira pas non plus à l'islam, ne deviendra pas l'ennemi d'Israël et ne retirera pas ses troupes de poudrières comme l'Irak ou l'Afghanistan ».
Même son de cloche au Liban où le quotidien An-Nahar pense que « seuls les naïfs croient que l'élection d'Obama représente une victoire de ceux qui s'opposent aux Etats-Unis comme l'Iran, la Syrie et le Venezuela ».
Al-Hayat, journal pan-arabe à capitaux saoudiens, n’hésite pas lui à brandir le spectre d’Oussama Ben Laden en notant que le chef d’Al-Qaïda « n'est probablement pas satisfait de la victoire du candidat démocrate, signe du rejet par les Américains des guerres injustifiées de George W. Bush ».
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