Vous souvenez-vous de la brillante idée de Nicolas Sarkozy, survenue l'année dernière ? Confier la mémoire d'une petite victime de la shoah à un élève de CM2 soit confier la mémoire d'un enfant mort dans de douloureuses circonstances à un enfant de 10 ans. Un peu lourd non ?
Une mission présidée par Bernard avait alors vu le jour, chargée d'étudier les liens entre politique et Histoire. Le rapport intitulé "Rassembler la nation autour d'une mémoire partagée" est paru hier et il conseille vivement d'en finir avec un Parlement qui légifère sur l'Histoire et rédige les programmes scolaires dans cette matière.
Pas question toutefois de revenir sur les lois existantes telles que la loi Gayssot de 1990 sur le négationnnisme et la loi Taubira de 2001 sur la reconnaissance de l'esclavage. Ce rapport valide les recommandations du collectif "Liberté pour l'histoire". Celui-ci affirme que "dans un Etat libre, il n'appartient à aucune autorité politique de définir la vérité historique et de restreindre la liberté de l'historien sous la menace de sanctions pénales".
Plus de lois, plus de prescription des manuels scolaires, la mission balaie également le problème des jours commémoratifs et se prononce afin que "toute modification significative de notre calendrier commémoratif emprunte la voie législative". La semaine dernière, le rapport Kaspi recommandait de limiter à trois le nombre de jours commémoratifs. On devrait donc pouvoir conserver nos jours fériés.
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