Le monde de la génétique fait à nouveau parler de lui, suite à une publication récente du New York Daily News.
L’article en question parlait de la présélection embryonnaire qui devrait permettre aux futurs parents de donner le jour à un bébé « sur mesure ».
En effet, le Dr Jeff Steinberg, qui était déjà à l’origine de la naissance du premier bébé-éprouvette parlait il y a peu de temps de permettre à de futurs parents de choisir la couleur de cheveux, des yeux et même de la peau de leur futur bébé !
Moyennant une somme de 15 000 euros, il proposait de procéder à une fécondation in-vitro d’embryons préalablement soumis à des tests ADN afin d’identifier au mieux les embryons susceptibles de correspondre aux souhaits des parents.
Le Dr Steinberg n’assurait néanmoins pas une réussite à 100%, selon lui, seules les personnes ayant des origines scandinaves pourraient s’attendre à des résultats fiables, ayant un patrimoine génétique moins dilué.
Cette prise de position a rencontré des réactions très vives et hostiles de la part de nombreux experts médicaux qui estiment ceci impossible à appliquer actuellement.
Face à cela, le Dr Steinberg a revu ses positions et précise à présent que cette sélection génétique ne serait pratiquée que dans les cas où l’un des parent souffrirait d’une maladie génétique, tel que ce fut le cas en Grande-Bretagne dernièrement, où une femme a accouché du premier bébé ayant fait l’objet d’un diagnostic préimplantatoire afin d’éviter qu’il ne soit porteur du gène favorisant le cancer du sein, maladie dont la grand-mère, la mère et la sœur de la femme étaient atteintes.
Alors à la sélection embryonnaire afin de permettre à un enfant de naître « sain » et ainsi d’interrompre la transmission de génération en génération, on dit oui, mais les dérives vers une sélection embryonnaire portée sur « l’esthétisme » du bébé sont à craindre car le pas à vite fait d’être franchi.
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