On pratique des injections de toxine botulique dans les pieds, mains et aisselles pour traiter l’hyperhidrose. Ce mot barbare désigne en fait la sudation excessive. Vous avez les mains qui coulent, des auréoles sous les bras et les pieds qui macèrent ? Il est possible d’en venir à bout.
L'injection de Botox est devenue un geste très banal de chirurgie esthétique. Botox addict ou anti-botox : les avis sont encore partagés.
La colère gronde. Le clan anti-botox donne de la voix outre-atlantique. Susan Sarandon a récemment déclaré au sujet des célèbres injections : « Vous connaissez mon sentiment à propos du Botox, et ce n'est pas bon pour mon job de ne pas pouvoir bouger mon visage ». Cate Blanchett porte un autre coup : « La mort ne sera pas plus facile avec un visage qui ne bouge plus et qui n'exprime plus rien. » On tremble ! Quant au monstre sacré Martin Scorsese, il refuse à présent de faire tourner des actrices « botoxées ». Celles-ci perdraient l’expressivité de leur visage. Nicole Kidman a-t-elle déjà tourné un film avec Scorsese ? Si non, cela semble compromis...
Au-delà de ces considérations « people », faut-il oui ou non avoir peur du Botox ? En France, il ne s’agit d’ailleurs pas de Botox. Seul le Vistabel a reçu l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Le labo n’est pas le même, mais les deux produits contiennent bien la même toxine botulique.
« Elle a pour caractéristique de relaxer le muscle, éviter sa contraction. Le visage est donc plus détendu », explique Dominique Denjean, dermatologue esthétique. Entre 400 et 500 euros la séance d’injections, celles-ci doivent être espacées de 3 mois au moins. « Le corps peut faire un rejet et l’injection être totalement inefficace », prévient le dermatologue esthétique. Au début du traitement, les injections sont à renouveler tous les 4 mois en moyenne. Ensuite, l’entretien ne demande qu’une injection par an. « On perd l’habitude de contracter les muscles», glisse Dominique Denjean.
Pratique interdite en France
Légalement commercialisé pour le traitement des rides du lion uniquement, le Vistabel est très couramment injecté dans les rides du front et les pattes d’oie. « Ceux qui l’injectent dans les rides du cou et les petites rides de la lèvre sont plus rares, car l’injection comporte plus de risques », poursuit le spécialiste. Pour les lèvres, byebye la bouche en cul de poule et pour le cou, bonjour la fausse route (avaler de travers).
Même dans le haut du visage, les injections peuvent entraîner certaines déconvenues. Maux de tête, hématomes... La plus handicapante est le ptôsis. Comprendre : paupières tombantes. Si le muscle releveur de la paupière est atteint, c’est le regard bovin assuré, mais temporaire !
Seuls les neurologues, ophtalmologues, chirurgiens esthétiques et dermatologues sont autorisés à injecter la toxine botulique. « Mais beaucoup de médecins généralistes le pratique alors que ça leur est totalement interdit », confie Dominique Denjean. D’où les dérapages sur les muscles releveurs de paupière...
Ces médecins qui n’ont pas l’autorisation utilisent, eux, le Botox. N’ayant pas droit au Vistabel, ils s’approvisionnent en Botox sur Internet.
Savoir choisir son « injecteur » et bien espacer les séances : recette d’une « botoxisation » réussie. Alors pourquoi certaines femmes ne bougent plus que les oreilles alors qu’elles éclatent de rire ? Pourquoi restent-elles de marbre quand on leur dit qu’elles ont un rat sur la tête ? Elles sont figées et elles sont sans doute complètement accrocs au Botox ! Une ride et hop, en voiture. Direction le médecin peu scrupuleux qui accepte de pratiquer des injections rapprochées. Et qui consent également à injecter des doses d’éléphant. Les visages pétrifiés sont le fait de cette surdose. Quelqu’un a-t-il au moins pris la peine de prévenir Nicole Kidman?
Les boums, c’est complètement has been. Les soirées poker, c’est pour les branques ! La vraie soirée branchée, c’est la botox party. Elle fait fureur aux Etats-Unis, et même en Angleterre. Ces réunions demeurent interdites en France.
Les dames s’embrassent, se lancent des « ma chérie, you're so cute », et entrecoupent leur potinage de gorgées de champagne en français dans le texte. Une soirée mondaine banale ? Non. Parce que si vous êtes à court de ragot, vous pourrez toujours vous installer sur le fauteuil et jouir d’une petite injection de Botox. Pour vous redonner du peps’.
Il s’agit de soirées privées. L’hôte invite ses copines. La star de la soirée ne sera pas un chippendale, mais le médecin, ses aiguilles et son Botox. Les femmes qui y participent sont heureuses de pouvoir échanger leurs états d’âme. Et puis elles sont moins seules durant l’épreuve de l’injection. C’est un point de vue. Tout de même, n’est-ce pas un brin désinvolte ? La toxine botulique reste un poison très puissant. Et à très forte dose, elle peut être responsable du botulisme : intoxication grave entraînant une paralysie des muscles respiratoires notamment. Elle peut être mortelle.
« Qu’est-ce qui se passe les filles ? Pourquoi vous partez ? »
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Envoyé par Philippe HASSLER le 06/06/2008 - 00:16 :
Les nouveaux produits sont toujours suspects sauf pour les personnes dont la toxine botulique change la vie. Par exemple : la transpiration, l'amélioration de la voix, les tics, etc.... Parler de mortalité, il faut relativiser. je crois qu'il faut injecter plus de 400 flacons !!!!! Qui aurait l'audace d'un tel défi ?