La cuisine française drague l’Unesco

Culture
La gastronomie française connue dans le monde entier
Par Dorothée
Publié le 09/07/2008 10:38
Tags : Astronomie Culture France Gouvernement Histoire
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La France espère que l’Unesco inscrira son art culinaire au patrimoine mondial immatériel de l’humanité. Côté Unesco, rien n'est moins sûr !

Le Mont-Saint-Michel, le Val de Loire et depuis lundi 7 juillet, les fortifications de Vauban... La France peut se vanter de posséder 32 biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais ça ne suffit pas et l’Hexagone se bat aujourd’hui pour que son fameux bœuf carotte soit reconnu à sa juste valeur.
Il s’agit, en clair, d’inscrire l’art culinaire français au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco, d’après la convention établie en 2003 pour la sauvegarde de ce patrimoine immatériel.
Ce patrimoine, quel est-il ? D’après ladite convention, il concerne les traditions orales, les arts du spectacle, les rituels et événements festifs, les savoir-faire liés à la nature et l’univers, et à l’artisanat traditionnel. 
Et l’art culinaire est un tel objet de satisfaction en France, que l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Il fallait déposer un dossier. L’idée naît en 2006, à Tours, à l’Institut Européen d’histoire et des cultures de l’Alimentation. Rapidement soutenue par le gouvernement, la candidature française devient un dada du Ministère de la culture.
Le 23 février dernier, Nicolas Sarkozy annonce que Paris présentera un dossier. La mission de soutien du projet est confiée à Jean-Robert Pitte, géographe, spécialiste de la gastronomie et ancien président de la Sorbonne.
L’idée touche la Méditerrannée, voici que le régime crétois estime également mériter ses lettres de noblesses. Porté par Rome et Madrid, il veut imposer l’huile d’olive et les fruits devant la choucroute et la blanquette ! L’accès d’orgueil du Président français les a-t-il motivé ?  « Nous avons la meilleure gastronomie du monde ; en tout cas, je le pense », a-t-il déclaré.
Outre la compétition annoncée, un obstacle vient de se dresser devant le pot-au-feu. Le président des Etats membres de la convention pour la sauvegarde du patrimoine, Chérif Khaznadar a en effet déclaré samedi 5 juillet : « la convention, ni dans l'esprit, ni dans la lettre, ne peut inclure la gastronomie ». Jean-Robert Pitte a beau clamer que Khaznadar « n’est pas le seul à décider », les choses semblent mal engagées pour le cassoulet.




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