Kiraz ou l’art d’aimer les femmes

Culture
"J'ai trouvé un grand cheveu blond sur son veston, mais je n'ose rien lui dire. C'est peut-être celui d'un copain."
Par Dorothée
Publié le 27/05/2008 15:58
Tags : France Muse Paris Yonne
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Près de 130 œuvres d'Edmond Kiraz se sont installées au musée Carnavalet. À l'occasion de la première rétrospective de leur « papa », les Parisiennes rayonnent.

« Mes placards débordent et je n’ai rien à me mettre. Essaie d’expliquer ça un homme. » Kiraz, un homme qui comprend les femmes, les croque d’un trait de crayon immédiatement identifiable, dans des décors clinquants. Les Parisiennes d’Edmond Kiraz ont vu le jour de leurs yeux de biche dans le magazine Jour de France en 1959. Depuis, on les a aperçues dans Gala, Paris-Match... Et dans des postures plus érotiques, dans le Playboy US. Hugh Hefner (créateur de Playboy) en est fan !

Muses de nombreuses marques, l’une d’elles lançait dans la campagne Canderel : « ô rage, ô désespoir, ô surcharge pondérale. » De quoi se plaignent-elles ? Ces filles superbes et sophistiquées perchent leurs bouches pulpeuses et boudeuses sur des silhouettes élancées et longilignes. Attachantes, mais aussi vénales ! « C’est simplement une coïncidence André, notre amour et notre yacht ont sombré en même temps.» Elles rêvent pourtant du grand amour : « Je voudrais trouver un homme riche, que je n’épouserais pas pour son argent.»

Objets de désir, caustiques entre copines, proches de maman, les Parisiennes sont modernes, indépendantes et très lookées. Outre des préoccupations vestimentaires de tout premier ordre, ces jeunes dames sont toutes de piètres conductrices. Un peu cliché Kiraz ? Les gendarmes se montrent au fil des dessins, plus ou moins corruptibles.

Courtisées par des hommes transis et obéissants, elles agissent en maîtresses femmes et ont parfois du mal à assumer leur cruauté : « je le traite si mal que je commence à devenir misogyne. » Les Parisiennes se surprennent alors à rêver de l’homme à poigne qui saura les faire plier : « j’aime dominer les hommes, mais je ne rêve que d’une défaite. » Intemporel.

Jusqu’au 21 septembre au musée Carnavalet, 23, rue de Sévigné, Paris (3e). Rens.: 01.44.59.58.58.

 




Commentaires

Envoyé par Yorgat le 05/30/2008 - 11:34 :

OK pour la description ... mais et l'analyse critique là dedans ?

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