Jean-Marc Rouillan, ancien chef du groupe d'extrême gauche Action directe, a été condamné, en 1987 pour l'assassinat du PDG de Renault Georges Besse, en 1986. Il pourrait voir la semi-liberté dont il jouit depuis décembre 2007, remise en question. Dans une interview donnée à l'Express, à paraître jeudi, l'homme laisse entendre qu' il ne regrette pas son geste et réaffirme le besoin de la lutte armée pour mener une révolution. Interrogé sur l'assassinat de Georges Besse, Jean-Marc Rouillan répond : "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".
Jean-Marc Rouillan avait reçu l'interdiction d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné. Intolérable pour le parquet de Paris qui demande sa remise en détention, le jude des libertés devra statuer.
L'ancien chef d'Action directe a par ailleurs l'intention d'adhérer au Nouveau parti anticapitaliste, d'Olivier Besancenot.
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