« L’autre » candidat aux élections présidentielles américaines en a plus qu’assez de voir que la presse nationale et internationale ne parle que de son rival, le futur triomphateur (c’est ainsi qu’il est annoncé) Barack Obama. Alors McCain entre dans la bagarre.
John s’est fendu de deux spots publicitaires destinés à sensibiliser l’Amérique profonde. Bien entendu, il s’en prend directement à son rival. Il ne nie pas sa popularité (ce serait un comble) mais pose la question existentielle : « Est-il prêt à diriger ? ». Question qui, rappelons-le, ne connaît de réponse qu’au moment des faits. Avant ce ne sont que des supputations politicardes.
S’en prenant brièvement au programme d’Obama, McCain affirme qu’il signifie « davantage d’impôts et davantage de pétrole étranger ».
Mais d’autres attaques sont encore plus personnelles : un deuxième spot souligne le fait que, lors de son voyage en Allemagne, Barack n’a pas été rendre visite aux soldats américains blessés de l’hôpital militaire de Landstuhl. Un acte antipatriotique selon McCain et son équipe.
La tactique est claire : au lieu d’une campagne positive, visant à mettre en valeur sa propre personnalité et les points forts de sa campagne, John entame une campagne négative qui ne vise qu’à discréditer son adversaire.
Il y a plus de quarante ans, un certain Richard Nixon, républicain, avait fait de même face à son rival démocrate. Il avait perdu. Ledit démocrate se nommait John Fitzgerald Kennedy.
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