Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, a été remis en prison hier soir, par le juge d'application des peines, alors qu'il jouissait d'une semi-liberté. Mardi dernier, il laissait sous-entendre dans une interview accordée à l'Express, qu'il ne regrettait pas l'assassinat en 1986 de Georges Besse, PDG de Renault. "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus. Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique. Le processus de lutte armée tel qu'il est né dans l'après-68, dans ce formidable élan d'émancipation, n'existe plus. Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire", avait-il répondu à ce sujet alors qu'il lui était interdit d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné. Le parquet avait alors demandé la remise en détention de Jean-Marc Rouillan. C'est chose faite depuis hier, en attendant la comparution du prévenu le 16 octobre prochain pour trouble à l'ordre public.
Copyright © 2004-2009 Tigersun - Tous droits réservés 0.0635s