4 avril 1979 : naissance à Perth
1995 : il quitte l’école à 16 ans et se rend à Sydney où il poursuit des études d’acteur.
1999 : Premier rôle principal dans Two Hands et premier rôle à Hollywood dans 10 bonnes raisons de te larguer.
2000 : il est le fils de Mel Gibson dans The Patriot
2001 : Hollywood le reconnaît valeur sûre du Box Office et lui confie son premier rôle principal dans une grosse production américaine. Il est Chevalier.
2006 : Sortie du Secret de Brokeback Moutain. Grâce à ce rôle, il obtient la reconnaissance de la presse et de ses pairs.
22 janvier 2008 : Il meurt à New York d’une overdose médicamenteuse.
Aujourd’hui dans les salles, The Dark Night, le chevalier noir. Batman affronte à nouveau le Joker, incarné par Heath Ledger. Une jeunesse belle et talentueuse, brisée par une overdose fatale : de quoi en faire un nouveau mythe hollywoodien.
Les critiques ne parlent que de lui. Obsession morbide ou salut unanime de la presse à une prestation magnifique d’Heath Ledger. Heath comme Heathcliff, le héros fascinant et inquiétant d’Emily Bronte, dans Les hauts de Hurelevent. Aujourd’hui dans les salles, le mastodonte de l’été nous arrive d’outre-Atlantique, The dark Night, le chevalier noir. Ce deuxième volet de Batman réalisé par Christopher Nolan a rapporté aux Etats-Unis 155 millions de dollars de recette en trois jours, soit le meilleur démarrage de tous les temps, jusque là détenu par Spiderman 3, de Brian Singer.
Le public veut le voir de ses propres yeux ce Joker qui, à même pas trente ans, parvient à lui faire oublier le classieux Nicholson. Ce nouveau Joker est poisseux et dégoulinant. Il n’est pas obsédé par les fêtes morbides, il est une froide incarnation du Mal. Heath Ledger collecte les louanges des critiques. Les bruits de couloir parlent de l’acteur disparu pour un oscar posthume.
Le 22 janvier dernier, il est retrouvé mort dans son appartement de New York : overdose médicamenteuse. Trop investi psychologiquement dans son personnage torturé du joker, Ledger en serait mort. Laissons-là ces considérations psychologiques qui, vraies ou fausses, ne sont en tout cas avérées, contrairement au talent d’Heath Ledger. Mort en pleine ascension, il était l’étoile montante d’Hollywood. Touchant en 2002 dans le rôle du fils de Billy bob Thornton dans A l’ombre de la haine, de Marc Forster, on le retrouve ensuite en Casanova de Lasse Hallström ou au côté de Matt Damon dans Les frères Grimm, de Terry Gilliam. La consécration arrive avec sa composition de cow-boy homo pour le Secret de Brokeback Mountain, d’Ang Lee. Gardien de mouton viril et taciturne, il tombe amoureux bien malgré lui de son collègue, interprété par Jake Gyllenhaal.
Un joker inoubliable
Prestation saluée par la critique, Heath Ledger entre dans la cour des acteurs qui comptent. Et pour preuve, il participe ensuite à l’un des films les plus excitants et les plus originaux de 2007 : I’m not There de Todd Haynes. Il y incarne l’un des sept Bob Dylan, joués par six acteurs différents.
Et puis arrive le dernier Batman. Il avait promis que son Joker serait inoubliable. Il l’est. Avant sa mort déjà les images de l’effroyable personnage circulaient sur le Net. Fébriles, les fans attendaient le 13 août pour faire connaissance avec le Joker. Le défenseur de l’humanité, le super-héros Batman, on le voit à peine. Il n’y est pour rien, c’est l’autre, son ennemi qui est trop bon.
Heath Ledger est mort alors qu’il participait au tournage du dernier film de Terry Gilliam, The Imaginarium of Doctor Parnassus. Terry Gilliam s’est donc retrouvé sans acteur pour incarner son Tony. Le réalisateur refuse de jeter les scènes dans lesquelles apparaît Heath Ledger. Alors Jude Law, Colin Farrell et Johnny Depp prennent la relève. Quatre Tony pour un même film, et pas des moindres. Sortie prochainement.
Le public profitera d’une toute dernière prestation d’Heath Ledger dans Candy, de Neil Armfield. La date de sortie est encore inconnue. Mais ensuite, il faudra laisser Heath Ledger jouer son dernier rôle. Celui d’une légende que seul Hollywood pouvait construire.
Leur mort inattendue, alors qu’ils brillaient par leur talent, leur beauté, en fait des icônes tragiques qui captivent le public.
Bruce Lee : Star du Kung-fu qui a popularisé les films d’arts martiaux. Il est mort en 1973 pendant le tournage d’Opération Dragon.
Brandon Lee : Fils de Bruce Lee. Il reçoit une balle qui devait être une balle à blanc durant le tournage de The Crow en 1993.
James Dean : En 1955, il meurt à 24 ans d’un accident de voiture, un mois avant la sortie du cultissime La fureur de vivre. Immédiatement élevé au rang de mythe, James Dean incarne encore aujourd’hui une légende.
Marie Trintignant : Le 1er août 2003, la France est abasourdie d’apprendre le décès de Marie Trintignant des suites des blessures que lui avait infligées son compagnon Bertrand Cantat, leader du groupe Noir Désir. Elle meurt avant la sortie de Janis et John, salué par la critique et le public.
Clark Gable : succombe d’une crise cardiaque en 1961. Avant la sortie d’un film, qui a marqué toute une génération, les Désaxés (en anglais The Misfits). Il y joue au côté de l’icône Marilyn Monroe, qui décède dans des conditions obscures un an plus tard.
River Phoenix : Jeune star du cinéma US, il incarne le jeune Indie dans Indiana Jones et la dernière croisade. Frère de Joachin, il meurt d’une overdose en 93 à 23 ans. Il laisse derrière lui le film culte d’une jeunesse désoeuvrée, My own Private Idaho, de Gus Van Sant.
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