Avant de se rendre à Pékin, George Bush est passé par la Thaïlande où il en a profité pour lancer quelques pics contre la Chine et se dire inquiet au sujet des libertés dans ce pays.
On le croyait en train de faire ses valises, de terminer son album de photos des meilleurs moments de ses deux mandats. Eh bien non, George Bush est, et reste, pour quelques mois encore le président des Etats-Unis. Qui plus est, un président qui a des choses à dire, même si plus grand monde ne l’écoute.
A Bangkok il n’a pas tapé sur la table, il n’a pas hurlé mais a affirmé :
« J'ai parlé avec clarté, franchise et constance avec les dirigeants chinois de nos profondes inquiétudes quant à la liberté religieuse et aux droits de l'Homme… Les Etats-Unis estiment que le peuple de Chine a droit aux libertés fondamentales qui sont le droit naturel de tous les êtres humains. Ainsi l'Amérique est vivement opposée à la détention par la Chine de dissidents politiques, de défenseurs des droits de l'Homme et de militants religieux. »
De plus, la Maison Blanche a annoncé que Bush devrait faire une déclaration publique sur la liberté religieuse, même s’il est hors de question de « politiser » les Jeux Olympiques.
George W. reste dans une position délicate : il ne peut pas se mettre à dos le gouvernement chinois. Ne serait-ce que pour des raisons économiques.
Et puis il court un autre risque à titre strictement personnel : être privé de petits fours lors des repas officiels !
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