Chez Free, Alice n’est pas au pays des merveilles. Rachetée à Telecom Italia en septembre 2008 pour 775 millions d’euros, la joli tête blonde risque de se retrouver la boule à zéro ! En effet, lors du rachat, la direction de Free n’avait pas caché son intention de trancher dans le vif en déclarant vouloir supprimer « de 320 à 340 emplois » sur les 1400 salariés d’Alice. Mardi 6 janvier, l’opérateur Internet lance son plan de départs volontaires. Et selon la direction d’Iliad, maison mère de Free, un quart des effectifs de l’ex Alice sera gentiment poussé vers la sortie d’ici la fin mars 2009. Avec le vague espoir de ne pas avoir à licencier…
Autant dire que les syndicats restent sur leur garde car selon eux ce plan social n’est que le début d’un vaste chantier de coupe sombre. Non seulement dans les effectifs mais dans la marque même d’Alice. Si pour l’heure, le plan de départ volontaire ne concerne que le site parisien où travaillent 410 salariés, « « il est à craindre que le tour des sites de Marseille et Bordeaux viendra. Free est en train d’appliquer ses ratios de productivité à Alice », analyse ainsi Michel Bernard, le délégué CGT d’Alice. Mais les craintes du syndicaliste ne s’arrêtent pas là. Elles concernent aussi la durée de vie de la belle blonde. Pour lui, ses jours sont comptés.
« Free a commencé à baliser le terrain, selon Michel Bernard, car les appels des personnes souhaitant s’abonner à Alice sont désormais traités à l’étranger ». Et d’ajouter : « On a demandé des informations sur la durée de la marque Alice, Free nous a répondu qu’elle vivrait encore cinq ans, mais il a refusé de nous montrer le moindre contrat l’attestant ».
Il ne faudrait pas qu’une blonde fasse perdre les quelques 150 millions d'euros de bénéfices dégagés par Free en 2007…
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