Deuxième coupure publicitaire, augmentation du volume horaire des réclames, révision de la loi anti-concentration, la commission Copé ne bénéficie-t-elle pas plus au privé qu'au public ?
La commission Copé, réflexion sur la « nouvelle télévision publique » ou réflexion sur la « nouvelle télévision privée » ? Au vu des dernières mesures annoncées, on se demande... D'un côté, on ferme le robinet à pub de France Télévisions (envolés les 650 millions d'euros), de l'autre, on arrose généreusement les grands groupes privés. TF1 annonce une baisse de 17 millions d'euros de revenus publicitaires ? Pas de souci, l'UMP est là et lui octroie une seconde coupure pub sur les films et fictions. Montant du pactole ? 300 millions d'euros ! « Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries », lance Copé sur les ondes d'Europe 1. Effet immédiat ? Remontée spectaculaire du titre TF1 à la bourse ! Mais ce n'est pas tout. Le gouvernement, dans sa grande mansuétude, augmente le volume horaire publicitaire de ces mêmes chaînes privées, l'amenant de 6 à 9 minutes par heure. De quoi mieux faire passer la taxe de 80 millions d'euros de TF1 et consœurs destinée au service public. Et les cadeaux de continuer de pleuvoir. Comme celui de réviser les seuils anti-concentration dans les médias. « Nous réfléchissons, explique la ministre de la Culture, Christine Albanel, à repenser la règle interdisant à un même groupe de détenir à la fois un journal national, une télévision et une radio. » En Italie, Berlusconi, jadis épinglé chez nous pour sa toute puissance médiatique, doit bien se marrer ! Pendant ce temps, France Télévisions ne voient toujours rien venir. Si ce n'est la trombine d'un contrôleur fiscal venu passer au peigne fin la holding publique. 650 millions d'euros, c'est si vite dissimulé...
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