Le tribunal de Grande instance de Paris vient de donner tort à Laurence Parisot, présidente du Medef.
La patronne des patrons avait porté plainte contre Daniel Dewavrin, ancien dirigeant de l'UIMM, l'Union des industries et métiers de la métallurgie. Celui-ci avait déclaré au micro de France Inter : "Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique". L'affaire, qui a éclaté dans le Figaro en septembre 2007, porte sur le retrait suspect de fonds en liquide qui a allégé les caisses de la fédération patronale de 16,5 millions d'euros. Laurence Parisot affirmait avoir été avertie de ces mystérieuses manoeuvres juste avant que l'affaire soit révélée. "Faux", estime Daniel Dewavrin, qui affirme qu'elle était au courant, propos corroborés par un ancien président de l'UIMM. "Sacrés menteurs !", avait contre-attaqué Laurence Parisot. Elle a alors porté plainte pour diffamation, estimant lors de l'audience en janvier dernier que ces accusations portaient "atteinte à son image, sa crédibilité, et au fond, à son honneur".
Denis Gautier-Sauvagnac, président l'UIMM au moment des faits, pourrait être responsable des mouvements de fonds. Daniel Dewavrin affirme avoir assisté à une discussion entre celui-ci et Laurence Parisot en 2007. D'après lui, la responsable du syndicat patronal parlait de l'affaire en toute connaissance de cause, déjà à l'époque.
![]() |
Loi SRU : Boutin déboutée ! |
![]() |
Affaire de la frite : la plaignante déboutée |
![]() |
Laurence Ferrari : « Je n’ai pas de regret » |
![]() |
Laurence Ferrari roule pour TF1 ! |
![]() |
Laurence Ferrari débarque en Afghanistan ! |
Copyright © 2004-2009 Tigersun - Tous droits réservés 0.0694s
Envoyé par alepage le 03/05/2009 - 10:32 :
NE PAS OUBLIER LA VERITE : UIMM : l'enquête se tourne vers huit associations connexes PATRONAT JUSTICE POLICE http://www.lesechos.fr/imprimer.php 1 sur 3 03/04/2008 13:21 La garde à vue de Denis Gautier-Sauvagnac et de son ancienne comptable, Dominique Renaud, a confirmé les doutes de la police sur l'origine des fonds suspects. La lumière est loin d'être complètement faite à l'UIMM. Lors de leur garde à vue, le délégué général de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, Denis Gautier-Sauvagnac, et son ancienne comptable, Dominique Renaud, ont confirmé les enquêteurs dans leurs soupçons. Il existe d'abord une contradiction sur le montant des retraits suspects d'argent liquide. D'un côté, le parquet parle, pour la période 2000-2007, de 26 millions d'euros. De l'autre, les policiers de la brigade financière s'intéressent, selon nos informations, à une enveloppe de 18 millions d'euros. Le nombre de comptes bancaires en jeu varie aussi d'une source à l'autre : si quarante-sept comptes ont été examinés par les enquêteurs ces deux derniers mois, dont ceux de plusieurs responsables de l'UIMM comme Daniel Dewavrin (président de 1999 à 2006), Dominique de Calan (délégué général adjoint) et Bernard Adam (directeur administratif et financier jusqu'en 2006), quatre seulement ont servi aux retraits, selon le parquet, deux selon des sources policières. Pas d'objet clairement identifié. En tout état de cause, et c'est le fait nouveau le plus important de l'affaire, l'origine des fonds ne se limite pas à la caisse de secours « Epim » évoquée jusqu'alors. Cette structure dotée potentiellement de 617 millions d'euros, n'a aucune existence juridique. Elle ne peut donc détenir de compte à son nom et c'est bien depuis des comptes de l'UIMM que les retraits ont été effectués. Ce qui laisse planer un doute sur l'étanchéité de l'Epim avec les cotisations des adhérents de la métallurgie. Les enquêteurs sont donc maintenant sur la piste d'autres sources de financement. Ils s'intéressent de près à ce qu'il est convenu d'appeler « les organismes rattachés à l'UIMM». En clair : huit associations hébergées au siège de l'organisation, avenue de Wagram, et financées pour l'essentiel par les fonds de la formation professionnelle et par des subventions publiques. « Afpi Etudes et Prévention », « Association d'assistance et d'entraide (AAE) », « Association pour la documentation et l'assistance des entreprises (Adase) », « Association pour le développement de l'information audiovisuelle (Adia) », « Euro Industries Programmes (EIP) »... Ces structures n'ont pas d'objet clairement identifié. A leur tête, on retrouve systématiquement : Bernard Adam, ou Dominique de Calan et son adjoint Henri de Navacelle, ou Denis Gautier-Sauvagnac, ou Dominique Renaud, ou plusieurs d'entre eux à la fois. Hier soir, la ministre de la Justice, Rachida Dati, a déclaré lors du Grand Jury RTL-« Le Figaro »-LCI qu' « une information serait ouverte dans les semaines à venir » sur l'affaire UIMM. GUILLAUME DELACROIX