La cour d’appel de Versailles n’a pas eu froid aux yeux. Elle n’a pas hésité à condamner Bouygues à démonter une antenne-relai...
Sans précédent en France, cette condamnation fait suite à la plainte de trois couples de la banlieue lyonnaise pour « trouble anormal du voisinage ». La cour d’appel a estimé qu’ « aucun élément ne permet d'écarter l'impact sur la santé publique de l'exposition de personnes à des ondes produites par les antennes ». L’opérateur de téléphonie a quatre mois pour abattre son antenne. Passé ce délai, Bouygues devra débourser 500 euros par jour de retard, en plus des 7000 euros versés à chaque couple en dommages et intérêts pour « pour exposition à un risque sanitaire ».
Si les plaignants sont satisfais, « on a reconnu notre peur comme légitime », explique l’un d’eux, Bouygues dit « regretter » cette décision. Désormais, l’opérateur réfléchira à deux fois avant d’installer une antenne, s’il ne veut pas la démonter dans la foulée.
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