Plus qu’un film fantastique voici un film angoissant. Une mystérieuse épidémie rend des gens aveugles. Isolés dans un centre de quarantaine, ils doivent apprendre à vivre ensemble. Réalisé par Fernando Meirelles, auteur de La Cité de Dieu et The Constant Gardener.
Comment présenteriez-vous votre film ?
C’est une parabole. Il n’y a pas de scènes d’action comme dans les films de science-fiction américains, il n’y a pas de gens qui essaient de sauver la planète. Il y a des personnages qui sont comme des rats de laboratoire dont on observe leurs réactions dans un environnement très particulier.
Est-ce un constat sur l’homme ?
L’homme est un animal aveugle. C’est un film qui parle de l’être humain, de la fragilité de la civilisation. Même après des siècles de civilisation, nous restons proches de nos instincts basiques, nous sommes encore des animaux primitifs. Un rien nous renvoie à ces instincts.
La façon dont réagissent les autorités est-elle proche d’une certaine réalité ?
Oui, certainement. Nous en avons eu la preuve récemment avec l’anthrax ou la grippe aviaire quand les gens ont été mis en quarantaine. En quelques jours, beaucoup de choses ont changé, il y a eu une mutation des droits civils.
Quelle préparation ont eue les comédiens ?
C’est très difficile pour un acteur de jouer un aveugle en restant les yeux ouverts. Au début, il a tendance à avancer les bras tendus devant lui mais, avec la fatigue, les bras tombent et il retrouve une gestuelle plus naturelle. Tous ont suivi un entraînement spécial. Mais pas seulement les acteurs, moi aussi et certains techniciens.
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