Six mois après l’assassinat de Benazir Bhutto, l’ONU accepte d’ouvrir une enquête indépendante, en accord avec le Pakistan.
Le 27 décembre 2007, de retour depuis peu dans son pays, Benazir Bhutto, ex-Premier ministre, se rend à une réunion publique de son parti, le PPK (Parti du peuple du Pakistan). Elle sait qu’elle risque à tout moment d’être tuée et a déjà échappé à plusieurs attentats. C’est d’ailleurs pourquoi elle a accepté de circuler dans une voiture blindée. Mais elle aime saluer la foule qui ne cesse de l’acclamer. Ce jour-là deux hommes s’approchent d’elle. L’un tient un pistolet, l’autre une ceinture d’explosif. Le premier tire trois coups de feu dans la direction de Benazir, le second fait sauter sa ceinture causant la mort d’une dizaine de personnes. Benazir Bhutto est transportée à l’hôpital où elle décède.
Al Quaïda revendiquera cet attentat qui provoquera des émeutes dans tout le pays. Le Pakistan perd non seulement une femme politique de premier plan mais aussi une icône capable de ramener la paix…
L’accord qui vient d’être conclu entre l’ONU et le Pakistan prévoit la création d’une commission dont seront garanties « l’objectivité, l’impartialité et l’indépendance ». Certes, mais ces enquêteurs, qui ne sont pas encore désignés et, donc, pas encore sur le terrain, vont devoir repartir à zéro, six mois après les faits. Qui plus est, dans un pays où la police ne brille pas forcément pour ses qualités de fin limier.
Pendant ce temps, l’aéroport international d’Islamabad a été rebaptisé aéroport Benazir Bhutto. Toujours ça de pris.
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