"En conséquence, je vous demande d'exiger du président Sarkozy des excuses formelles pour la gifle et l'offense qu'il a infligées à l'Italie avec les motivations avancées pour refuser l'extradition de Marina Petrella, terroriste condamnée en Italie pour homicides et en cavale à l'étranger, en France". L'affaire Petrella continue de faire grand bruit. Cette fois c'est l'écrivain Claudio Magris qui entretient la polémique. Dans une lettre ouverte adressée à Silvio Berlusconi publiée à la une du Coriere della Sera et intitulée "Nous ne sommes pas un pays barbare", Magris reproche à Sarkozy d'avoir insulté son pays.
L'écrivain n'est pas le seul Italien à s'être senti "insulté" par la décision du président français de ne pas extrader vers l'Italie l'ancienne terroriste des Brigades rouges Marina Petrella, condamnée à perpétuité, pour raison de santé. Hospitalisée à Paris, son état serait préoccupant, tant sur le plan psychique que physique. "Le président Sarkozy a implicitement proclamé que l'Italie n'est pas un pays de droit mais un pays barbare où l'on ne respecte pas les droits humains essentiels, où l'on ne soigne pas les détenus malades, où on les torture peut être comme à Guantanamo", poursuit l'écrivain.
Depuis le début de l'affaire, Silvio Berlusconi ne s'est pas prononcé, sans doute pour ménager Sarkozy et malgré les nombreuses critiques des familles des victimes du terrorisme.
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