Le procès du tatoueur toulousain s'ouvre ce mardi. Toro comparaît devant le tribunal pour violence volontaire. Celui-ci a pratiqué une suspension sur une personne volontaire. Il s'agit d'une performance qui consiste à suspendre un être humain à l'aide de crochets fixés sous la peau. La performance avait fait l'objet d'un reportage diffusé dans l'émission Zone Interdite du 8 octobre 2006. La journaliste qui a filmé l'expérience, Isabelle Cottenceau, jusqu'à sa réalisation est également poursuivie pour complicité. Le "suspendu" est un jeune homme de 17 ans décidé à s'offrir cette sensation forte pour sa majorité. Choqué par les images, le procureur de Toulouse a fait ouvrir une enquête.
Dans ce procès, le garçon suspendu comparaît dans le camp de la partie civile. Etonnant ! "Mais peut-on transpercer un gamin, quand bien même fut-il d'accord ?", justifie son avocat. Celui de Toro évoque quant à lui un fait de société ; la transformation corporelle chez les jeunes, une pratique sans douleur ni séquelle. Isabelle Cottenceau se défend de son côté de toute complicité, affirmant qu'elle n'a fait que montrer la réalité.
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