Le langage corporel :
. Le langage psy du corps. Joseph MESSINGER-Ed. First.
La tendresse :
. La tendresse. Sylvie CONSOLIE- Ed. Odile Jacob
. Le traité des caresses. Gérard LELEU-Ed. Flammarion
Que l’on aime son corps ou non, celui-ci reste un objet de séduction, de communication et de représentation. Il aime à se faire voir, se faire désirer, à se cacher ou se faire oublier. Qu’elle que soit l’apparence qu’il prend, notre corps nous révèle en partie. Alors que révèle-t-il de nous à notre insu, quels sont nos rapports tactiles avec lui ou celui de notre partenaire et surtout d’où viennent ces envies ?
Le langage du corps
Lèvres pincées, jambes croisées, regard discret, mains dans les poches arrières du Jeans, … . Lorsque nous parlons, nos gestes, nos mimiques, nos attitudes ont un sens qui se mêle à nos conversations et interfèrent dans nos propos.
Notre corps, notre visage, nos gestes expriment consciemment ou non, tout ce que nous ressentons intimement. Etre conscient de ce langage, apprendre à le maitriser peut vous éviter d’être trahie par votre corps au mauvais moment mais cela vous permettra également d’en savoir plus sur les personnes qui vous entourent ! Dire" je t'aime” avec les yeux est parfois plus beau et plus fort qu'avec les mots !
Lorsque nous entamons une discussion, au moins 50% du message que l’on transmet est non-verbal. Il ya donc le ton de la voix qui entre en jeu, mais également le corps tout entier qui vient appuyer et illustrer nos propos, nos idées.
Mais attention, il ne faut pas croire que tout mouvement véhicule un sens. Dans nos mouvements, il y a quand même environ 80% de gesticulations qui permettent d’évacuer notamment nos angoisses. Les 20% restants sont eux, porteurs de sens ou du moins entrent dans le processus de communication.
Quand le corps se fait allié ...
Certaines personnes ont tendance plus que d’autres à parler avec les mains. La gestuelle est alors en accord avec le discours, elle l’accompagne, le renforce même parfois.
Celui-ci pourra alors être plus convaincant, le corps de la personne étant en phase avec son propos, il le rend vivant, crédible.
Quand le corps nous trahit
Notre corps peut également nous mettre des bâtons dans les roues, nous desservir. Le discours que nous exposons peut être convaincant, pertinent mais mal reçu, mal transmis à cause de l’image que notre corps renvoie.
Ce langage corporel peut donc être en contradiction avec ce que l’on a à dire. Une amie se dit très intéressée par ce que vous dîtes et ne cesse de regarder ailleurs ou de jouer avec son alliance ? Son langage corporel va infirmer son discours et trahir une relative indifférence.
Il peut également en être de même avec certains regards qui vont installer une relation ambiguë alors que l’échange se disait purement amical.
Le sens de nos caresses
Certaines personnes éprouvent le besoin de toucher, embrasser, caresser. Mais pourquoi donc éprouvent-elles ces besoins parfois presque obsédants de contacts tactiles avec leur peau ou la peau d’autres personnes ?
Un formidable récepteur
La peau est un organe sensoriel très performant. Liée au plaisir via la caresse, le frôlement ou l’effleurement, elle participe à la vie amoureuse, à la vie psychique, à la séduction avec l’autre mais aussi avec soi, et permet de maintenir un contact primaire indispensable entre une mère et son enfant.
Les rapports tactiles entre deux individus sont porteurs de sens et d’émotions. Mais ils ont également beaucoup d’importance quand ils sont orientés vers nous, car ils représentent un bon moyen de rentrer en contact et en confiance avec notre corps et de se l’approprier.
Certaines personnes, ont besoin plus que d’autres, de se caresser, d’être caressées pour mieux éprouver et mieux ressentir.
Ce besoin s’explique par le fait que notre peau véhicule des marques d’appartenance à un groupe social, un sexe, une filiation. Toucher ces marques c’est se reconnaître en tant qu’individu, c’est apprendre à s’identifier et à dépasser certaines appréhensions vis-à-vis de nous même et de notre sexualité.
Vers un rapport de tendresse
Ce rapport tactile que nous avons avec notre peau ou celle des autres se perdra pour certains une fois l’adolescence et son besoin d’identité passée, pour d’autres, il perdurera dans le temps et dans l’âge adulte.
L’auto-caresse de l’adulte se différencie de celle de l’adolescent dans le sens où elle sera moins axée vers la masturbation directe mais plus orientée vers la tendresse. Ceci est particulièrement vrai chez les femmes et les hommes de plus de 25 ans.
Certaines femmes trouvent par là le moyen de prendre soin d’elles, de se cajoler, comme une mère le ferait avec son enfant. Ces caresses vont permettre également aux femmes de mieux se connaître, se comprendre et surtout se respecter.
Le corps a une très grande importance dans nos rapports aux autres mais également à nous même. Ce rapport que nous avons, ces besoins, ... dépendent en grande partie de notre enfance et du rapport que nous avons eu avec notre mère. Plus une mère câline son enfant, le touche et joue avec lui, plus cet enfant développera une grande confiance et une certaine estime de soi.
Adulte, il entretiendra un rapport sain et équilibré avec lui-même, avec les autres, mais surtout n’éprouvera pas de honte à se caresser. Cette honte, souvent inhibitrice du désir de découverte de son corps empêche une grande majorité de femmes de parvenir à la jouissance.
La relation mère-enfant est la première relation qui va déterminer le futur rapport de l’individu avec son corps, sa sexualité et avec son propre plaisir. Il est donc très important qu’une mère touche son enfant et qu’elle lui apprenne à ne pas avoir honte de reproduire ces gestes avec d’autres personnes ou tout simplement lui-même.
Grace à cela, l’enfant, sera moins apte à développer un rejet vis-à-vis de ce qu’il est et aura tous les atouts en main pour se construire de manière équilibrée.
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